Traduttore, traditore
Publié le : 14/05/2018

« Nous organisions aussi de longs matches avec des tambourins […] »

Le nouveau nom - Elena Ferrante

 

Elena Ferrante, la mystérieuse romancière Italienne, en tête des ventes avec ses romans qui prennent pour décor la ville de Naples, fait référence au sport-tambourin par deux fois dans son roman Le nouveau nom. Un roman déjà vendu à plus de 5 millions d’exemplaires à travers le monde.

S’il faut se réjouir de la présence du sport-tambourin dans un roman à succès, et nous l’avions évoqué précédemment Le nouveau nom Elena Ferrante,  la traduction française n’est pas sans erreur.

Dans le texte original l’auteure ne s’étend pas sur la constitution de l’instrument de jeu. Dans sa volonté d’authenticité la traductrice française a fait quelques recherches et parle de « peau de chèvre tendue sur les tambourins ».

Il faut tout d’abord souligner le travail de recherche qui a été effectué. Mais la traductrice aurait dû apprendre dans ses recherches qu’à l’époque à laquelle se déroule le récit les tambourins italiens privilégiaient la peau de cheval.

De plus cette traduction « augmentée » peut laisser à penser que les tambourins sont toujours constitués de bois et de peaux animales alors que ces matières ont été abandonnées depuis longtemps.